Petite Histoire de l'Echange Linguistique
C’est en 1998 que la Haute Ecole Karel de Grote / Anvers et la Haute Ecole Charleroi Europe lancèrent un projet d’échange linguistique avec des étudiants poursuivant des études de secrétariat de direction, option médicale.
Le premier échange eut lieu en février 1999, bien modestement certes : un jour à Charleroi et un jour à Anvers…
Vu le succès de ces deux journées, le projet fut reconduit et amplifié: trois jours à Anvers et deux jours à Charleroi. Pendant plusieurs années, les deux départements ont fonctionné sur ce schéma.
En 2002, nouvelle étape: une semaine à Anvers et deux jours à Charleroi, l’inverse l’année suivante. Finalement, en 2004, suite à la réaction des étudiants qui regrettaient de ne pouvoir participer à une semaine entière à Charleroi et à Anvers, il est décidé d’organiser chaque année une semaine sur les deux sites.
Les Objectifs
Le premier objectif est évidemment linguistique. Rien de tel que de pouvoir parler une langue en situation réelle pour se rendre compte qu’il n’est pas si difficile de parler la langue de l’autre…
Ensuite, eu égard au climat politique qui voit les médias renvoyer des images déformées de l’autre communauté linguistique, il paraît important d’offrir aux étudiants l’occasion de se rencontrer et de s’apprécier dans ses différences.
La dimension culturelle n’est pas non plus négligée. En effet, si Anvers est une ville historiquement très riche, le Hainaut recèle également un grand nombre de trésors. Durant l’échange, les étudiants ont donc l’opportunité de découvrir ou de redécouvrir divers aspects de notre patrimoine.
Les Activités
Il y a, d’une part, à côté d’une série d’activités académiques visant, entre autres, à améliorer la langue cible et les connaissances médicales, le projet « fil rouge » : les étudiants développent, par groupe, un thème donné et le présentent au terme de l’échange. Par exemple, le sujet traité en décembre 2007 à Anvers fut la gastronomie régionale, celui de l’année passée à Charleroi, le folklore wallon comme les marches de l’entre Sambre-et-Meuse, la procession Sainte Rolende,…
Le Logement
Mis à part le tout premier, les échanges ont toujours été résidentiels. Dans les premiers temps, les étudiants étaient logés soit à l’hôtel, soit dans un internat, voire même dans une auberge de jeunesse. Ces formules avaient deux inconvénients majeurs : elles étaient particulièrement onéreuses et d’autre part ne favorisaient pas la rencontre de l’autre communauté. Dès que les étudiants ont été hébergés en famille, ils se sont senti responsables de leur hôte francophone ou néerlandophone, établissant même des liens d’amitiés bien au-delà des limites de nos échanges.